Danemark : quand la suppression de l’historique de Penkowa s’apparente à de la censure communiste

Il y a encore quelques temps, si vous tapiez les mots « Milena Penkowa » dans un moteur de recherche, vous tombiez sur un bon nombre de pages web toutes plus élogieuses les unes que les autres, à propos de cette « éminente scientifique » en neurosciences, une femme surdouée et charismatique qui aime rouler en voiture de sport rouge. Mais les apparences sont trompeuses. Ces derniers mois, la « saga Penkowa » (cliquez sur le lien pour en savoir plus) a defrayé la chronique : il a été prouvé que la très médiatique chercheuse de Copenhague s’est rendue coupable de fraude, de détournements de fonds, de falsification de documents, de fausses accusations, etc.

Aujourd’hui, les personnes qui ont été associées avec elle dans le passé essaient d’en effacer les traces. C’est ainsi que bon nombre de sites mentionnant Penkowa sont en train de supprimer les pages où les textes dans lesquels elle apparaît. A commencer par le site de l’Université de Copenhague (photo ci-dessus), où la scientifique ne figure plus parmi les anciens étudiants du club des livres en 2010. C’est aussi le cas des sites du Ministère des Sciences, d’un programme de cuisine danois, de la Société Danoise des Neurosciences, et de son propre site du Département de Neuroprotection.

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Danemark : Penkowa destituée de son prix, elle ne veut pas rembourser

Encore un nouveau rebondissement dans ce qu’on appelle désormais « la saga Penkowa ». Souvenez-vous : cette chercheuse de l’université de Copenhague avait été accusée de fraude, fabrication de preuves, falsification, fausses accusations, détournement de fonds, et bien d’autres choses encore. En 2009, alors que le ministre des sciences de l’époque, Helge Sander, était au courant des malversations de Milena Penkowa, il l’avait pourtant recommandée pour le prix Elite Forsk (« les Elites de la Recherche »), qu’elle avait obtenu. Ce prix prestigieux s’accompagnait d’une généreuse donation d’1,1 million de couronnes danoises (soit environ 147 000 euros) dont 900 000 couronnes pour la recherches, et 200 000 couronnes à titre de cadeau personnel. Le recteur de l’université, Ralf Hemmingsen, a récemment reconnu avoir fait une erreur en ayant soutenu la canditature de la chercheuse.

La nouvelle ministre des Sciences, Charlotte Sahl-Madsen vient enfin de destituer Milena Penkowa ce ce prix Elite Forsk. Si les 900 000 couronnes ont – jusqu’à preuve du contraire, tout peut arriver – été utilisés pour la recherche, aucune trace des 200 000 couronnes données à titre personnel. C’est ainsi à l’Université de Copenhague de rendre cette somme au Ministère. « Nous avons cru comprendre que Penkowa ne remboursera rien », a expliqué un représentant de l’administration de l’université, Niels Strandberg Pedersen.

Par Marie-Sophie Germain
Source : The University Post
Photo : Jacob Ehrbahn

Danemark : Ralf Hemmingsen présente ses excuses à propos du cas Penkowa

Pour la première fois depuis le début de l’affaire qui incrimine Milena Penkowa, la scientifique accusée de nombreux délits, le recteur de l’Université de Copenhague Ralf Hemmingsen vient de présenter ses excuses publiquement. « Je souhaite préciser que l’Université de Copenhague n’a pas, dans ce cas comme dans d’autres, protégé de scientifiques fraudeurs. Cependant, il y a des choses que j’aurais pu faire beaucoup mieux. » a-t-il déclaré au quotidien Politiken.

En effet, en 2009, Ralf Hemmingsen avait soutenu la nomination de Penkowa pour un prix prestigieux (Elite Forsk ou « Elite de la Recherche », avec 1 million de couronnes danoises à la clé), alors qu’il savait déjà qu’elle était impliquée dans une enquête de police. « J’aurais du faire moins attention à son CV et faire plus attention à son éventuel rôle de modèle pour d’autres scientifiques », a-t-il avoué. Il y a deux semaines, il a d’ailleurs lui-même demandé à ce que Penkowa, condammnée à 3 mois de prison, soit destituée de ce titre d’élite de la recherche.

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Deux Suédoises parmi les victimes de l’incendie à Paris

Le 14 avril dernier, un terrible incendie a eu lieu à Paris, dans un immeuble du XXè arrondissement. Le drame est survenu vers 3 h du  matin, et a fait plusieurs morts et de nombreux blessés. Parmi les victimes se trouvaient deux Suédoises, Lisa Asberg et Felicia Holm, qui étudiaient la civilisation francaise à la Sorbonne. Le directeur de Sciences-Po, Richard Descoings, déplore aussi la perte d’autres étudiantes étrangères, comme Jasmine Jahanshahi (Californie), Louise Brown (Australie). Une autre étudiante de Sciences-Po, Grace Flott, de Seattle, est encore à l’hôpital.

Par Marie-Sophie Germain
Source : The Local
Photo : AFP

Danemark : les livres de l’université de Copenhague sauvés des flammes

Il y a quelques jours, une étonnante nouvelle a suscité un tollé général : l‘Université de Copenhague allait brûler des centaines de milliers de livres par manque de place, suite à la fusion en 2013 des bibliothèques de quatre départements de Sciences Humaines dans un grand « Centre de la Connaissance ».
Heureusement, la Ministre des Sciences Charlotte Sahl-Madsen a réussi à convaincre l’Université : « l’université va donner ces livres à tous ceux qui sont intéressés au lieu de les brûler. » Mais avant cela, tous les livres devront être datés et tamponnés, ce qui risque de prendre plusieurs mois. Les ouvrages de grande valeur quant à eux seront vendus.

Par Marie-Sophie Germain
Source : The Copenhagen Post

Danemark : des livres de l’Université de Copenhague vont être brûlés pour faire de la place

Non, il ne s’agit pas d’un remake de Farenheit 451 : des centaines de milliers de livres du département des Sciences Humaines de l’Université de Copenhague vont bel et bien être détruits par incinération d’ici peu. En 2013, un nouveau bâtiment va réunir les bibliothèques de plusieurs départements. Cette « fusion » pose des problèmes de place, et quatre de ces bibliothèques vont être obligées de se débarrasser de plus d’1/3 de leurs livres. Cela représente plus de 70 000 livres rien que pour l’Institut Saxo par exemple.

Le doyen de la Faculté des Sciences Humaines, Kirsten Refsning, ne voit pas où est le problème : « nous n’avons pas d’autre solution. Nous voulions offrir ces livres aux étudiants, mais cela est interdit parce que ces livres ont été acquis grâce à l’argent des contribuables. En tant qu’institution, nous n’avons pas le droit de les vendre. Nous avons eu le droit de construire ce nouveau centre, et nous avons du choisir entre de la place pour les livres ou pour les étudiants. Nous avons choisi les étudiants. » Un représentant du personnel de l’université, Christiant Troelsgård, s’insurge : « en réduisant les collections de livres de cette manière, l’Université réduit aussi sa capacité à continuer ce pour quoi elle s’était engagée. Cela détruit les fondations de la recherche ».

Par Marie-Sophie Germain
Source : The University Post

Danemark : y a-t-il un « PenkowaGate » ?

Comme d’habitude depuis plusieurs mois, la saga Penkowa continue de plus belle. Cette fois-ci, la scientifique accusée de détournement de fonds, fraude, falsification de documents, fausses accusations et bien d’autres choses encore, prétend être la victime d’un complot. Bien que de nombreuses preuves aient été retenues contre elle, la jeune femme a affirmé au quotidien Ekstra Bladet avoir des ennemis dont le seul souhait est de nuire à sa réputation à coup de fausses allégations et de rumeurs, notamment à propos de « promotions canapé ». Elle est même allée jusqu’à dire que « le recteur de l’Université Ralf Hemmingsen n’est qu’un sale rat incapable de prendre une décision parce que certaines personnes essaient de le faire tomber, ce à quoi elles parviendront certainement. »

« Le plus important pour moi c’est ce que mes collègues pensent de mon travail », conclut-elle, en ajoutant que la qualité de ses recherches est extraordinaire et ses résultats de la plus haute importance. En attendant, Penkowa a été destituée de son poste de Professeur à l’Université de Copenhague et est maintenant sans emploi. Qu’importe, la scientifique est persuadée que l’excellence de son travail et de sa réputation lui ouvriront de nombreuses portes à l’étranger.

Par Marie-Sophie Germain
Source : Berlingske
Photo : Kaare Smith, BT