Danemark : le restaurant Noma accusé de « fascisme et nazisme »


Dans un article du quotidien Politiken, la chroniqueuse Ulla Holm accuse de fascisme la cuisine du restaurant Noma (meilleur restaurant du monde en 2010 et 2011). Ce type de raisonnement rappelle celui d’Antoine Buéno, qui assimile le mode de vie des Shtroumpfs à une idéologie nazie et communiste (vie en collectivité, grand chef tout puissant, Shtroumpfette aryenne, vilains Shtroumpfs noirs, etc…).

Ainsi, selon Ulla Holm, le fait que Noma se focalise sur la gastronomie nordique excluant d’autres types d’aliments d’origines différentes, est une forme de fascisme : « la nourriture que nous mangeons a toujours été impregnée par l’idéologie et – comme pour l’aménagement paysager des années 70 – aujourd’hui il y a des similitudes frappantes entre le fascisme/nazisme et la nouvelle cuisine moderne d’avant-garde scandinave, dont le principal représentant est le restaurant Noma. »

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Danemark : Noma une fois de plus élu meilleur restaurant du monde !


Pour la deuxième année consécutive, le restaurant danois Noma a été élu meilleur restaurant du monde pour 2011 par un comité de chefs, critiques gastronomiques et restaurateurs. A la 2è et 3è places du classement, on retrouve deux restaurants espagnols. L’établissement britannique The Fat Duck, a chuté à la 5è place, et la France se situe en 9è place avec Le Chateaubriand.

Le chef de Noma, René Redzepi, est venu partager sa joie avec ses collègues lors de la cérémonie. Cependant, de nombreux gastronomes danois et internationaux ne comprennent toujours pas pourquoi Noma n’a pas obtenu de 3è étoile Michelin.

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Danemark : un goût amer pour la haute gastronomie

Les chefs et fins gastronomes s’attendaient – légitimement – à une poussière d’étoiles sur les restaurants de Copenhague, mais il en fut autrement. Alors que Noma a été élu meilleur restaurant du monde en 2010 en détrônant la cuisine moléculaire d’El Bulli, et que le chef Rasmus Kofoed vient de remporter le prestigieux Bocuse d’Or 2011, c’est un goût amer que laisse l’attribution des nouvelles étoiles du Guide Michelin pour sa 30è édition de 2011 : Noma n’a pas obtenu de 3è étoile, et Rasmus Kofoed n’a rien gagné, alors qu’il était justement considéré comme une star montante de la gastronomie scandinave.

Par ailleurs, deux restaurants de Copenhague, Bo Bech et MR (maintenant à vendre), se sont vus retirer leur première étoile. Personne ne comprend pourquoi des établissements mondialement reconnus, dont certains célébrés par des institutions francaises telles que le concours Bocuse n’ont pas recu les honneurs du Guide, dont le rôle est pourtant d’informer et de récompenser les meilleurs artisans de la haute-cuisine.

Par Marie-Sophie Germain
Source : Information, Canoë
Photo : Noma, Søren Wesseltoft

Danemark : tout le monde aime Frank le fermier


En 2008, la chaîne de télévision danoise DR2 lancait Bonderøven (« Cul Paysan »), un nouveau programme montrant la vie quotidienne de Frank Erichsen, un jeune paysan sympathique qui vit à l’ancienne et sous le principe de l’auto-suffisance (vidéo ci-dessus). On l’y voit en train de labourer ses champs, nourrir ses animaux, réparer ses machines ou encore faire découvrir les joies de la nature à son bébé. L’audience est rapidement passée de 200 000 téléspectateurs à 600 000, et aujourd’hui le fermier a déjà plus de 120 000 fans sur Facebook. Cette vedette est actuellement très populaire, mais confirme que malgré son succès, elle ne renoncera pas à sa vie simple, bien que difficile.

Par Marie-Sophie Germain
Source : Berlingske

Le skyr islandais fait un tabac aux Etats-Unis

Lors de son séjour en Islande, l’Américain James Crugnale, un ancien journaliste de la revue anglophone The Reykjavik Grapevine, était tombé amoureux du skyr, un genre de yaourt typiquement islandais. Si le skyr, s’apparente au yaourt, on pourrait plutôt le considérer comme une sorte de fromage très tendre. Il a l’avantage de bien se conserver à la température ambiante, et ses multiples arômes le rendent extrêmement populaire en Islande… mais seulement en Islande. Heureusement, un Islandais a réussi a exporter les secrets du skyr aux Etats-Unis, pour le plus grand bonheur de James Crugnale.

L’histoire commence en 2004, lorsque Sigurður ‘Siggi’ Hilmarsson se retrouve seul sans sa famille aux Etats-Unis. Empreint de nostalgie, il se met alors à concocter du skyr. L’année suivante, il étend sa production dans une petite laiterie et produit ses premiers pots de skyr en tant que « professionnel ». Un an plus tard, il quitte son travail, créée la Icelandic Milk and Skyr Corporation, puis se décide enfin à voir grand. En 2006, il vend ses premiers pots dans plusieurs marchés de New-York. Le succès est fulgurant, pour ce produit sain, nutritif, contenant peu de calories et zéro matière grasse, et utilisant 50% de plastique en moins que les autres yaourts. Aujourd’hui, le skyr de Siggi est en vente dans plus d’une centaine de magasins de la côte est, ainsi que sur internet.

Par Marie-Sophie Germain
Source : The Reykjavik Grapevine, Siggi’s

Suède : peu de traductions pour les services aux Saami

Une enquête menée par une radio suédoise a démontré le nord de la Suède fournissait peu de services et d’informations au peuple indigène Saami dans leur langue, malgré une nouvelle loi datant d’il y a un an. C’est une atteinte aux droits et à la culture des Saami.

Pour les Saami, préverver leur langage et leur culture est un combat de tous les jours, tant elles sont dominées par les modes de vie suédois, norvégiens et finlandais. Il y a quelques années, le same – la lanque Saami – est devenu l’une des 5 langues minoritaires de Suède. Les enfants Saami ont été encouragés à étudier le suédois plutôt que le same. Et seulement 4 gouvernements locaux dans le nord de la Suède ont été obligés de fournir des informations en same plutôt qu’en suédois. L’année dernière, ce nombre a officiellement été étendu à 14, mais seulement 2 s’en sont donné la peine. David Jonasson, un membre du Conseil pour le Langage Saami le regrette amèrement.

Par Marie-Sophie Germain
Source : Radio Sweden