Danemark : quand l’attribution du permis de séjour se fait à l’aveuglette

Olga Larsen, 40 ans, vit au Danemark depuis 7 ans. D’origine russe, elle s’est très bien intégrée puisqu’elle parle le danois couramment et travaille à plein temps à la Danske Bank. Il ne lui manquait que 15 points pour avoir son permis de séjour lui donnant le droit de vivre avec son mari danois et ses enfants, mais le service de l’immigration en a décidé autrement.

Avec le nouveau système de permis à points, il est demandé aux étrangers – en plus de conditions extrêmement restrictives – d’être un « citoyen actif » en étant bénévole dans une organisation humanitaire ou une association. En juin 2010, Olga se porte alors volontaire pour aider à organiser les tournois pour  les jeunes sportifs dans un club de badmington, et elle devient également membre d’une association russo-danoise.

Lire la suite

Danemark : la campagne de soutien à Gus Murray l’a sauvé de l’expulsion

Le resserement des nouvelles règles sur l’immigration a encore fait des ravages. Il y a quelques jours, l’Australien Gus Murray annoncait publiquement l’injustice et des ratés de l’administration dont il a été victime : il est expulsé du Danemark parce qu’il a recu une aide sociale pendant quelques mois. Heureusement pour lui, la  médiatisation de son cas, notamment via le site SupportGus.dk lui a permis d’obtenir un nouveau visa de travail… temporaire. Reprenons l’histoire depuis le début.

En 2004, Gustavus (Gus) Aird Murray s’installe au Danemark, avec sa petite amie danoise, qu’il a rencontrée alors que tous deux vivaient en Australie. Gus est titulaire de plusieurs diplômes en business, et a été consultant et chef de projet. En 2007, il décide de décrocher un diplôme à la Business School de Copenhague, et créé même sa petite entreprise. Malheureusement, en 2009, il est contraint de vendre la société aux investisseurs.

Lire la suite

Danemark : les étrangers doivent prendre 600 lecons de danois et parler parfaitement dans les 3 mois

Le gouvernement danois vient une fois de plus de resserer les règles concernant l’accès au permis de séjour pour les étrangers. Avec le nouveau système de points, les demandeurs de titre de résidence qui sont venus dans le cadre du regroupement familial doivent parler un danois presque parfait… avant de venir au Danemark. Selon les nouvelles règles, un immigré est ainsi obligé de prendre 600 lecons de danois. S’il veut risquer le tout pour le tout et tenter sa chance une fois arrivé au Danemark, rappelons que le prix d’un cursus de danois est passé de 15 € à 2260 € (pour 180 h uniquement, le seul cursus validé par l’état).

Le gouvernement a également placé la barre très haut quant au niveau requis, qui passe de A1- à A2, soit une connaissance presque parfaite du langage. De plus, le nouveau test de danois mis en place le 15 novembre dernier est extrêmement difficile et coûte 400 € pour chaque tentative, et il faut le passer dans les 3 mois suivant l’arrivée sur le territoire.

Eva Ersbøll, de l’Institut des Droits de l’Homme, s’insurge : « il y a d’autres pays qui exigent un tel niveau, mais c’est surtout pour l’obtention de la nationalité, pas pour de simples permis de séjour. Maintenant, le Danemark demande que l’on parle parfaitement danois avant même de venir au pays ou de savoir si on a le droit d’y rester. Cela va considérablement limiter les regroupements familiaux. »

Lire la suite

Danemark : très peu de permis de séjour accordés depuis les nouvelles régulations


Depuis le durcissement des nouvelles régulations, avec la mise en place d’un nouveau système de points, le nombre de permis de séjour accordé à des étrangers a chuté drastiquement : sur 1 673 cas examinés, seulement 76 personnes ont eu la chance d’obtenir un titre de résidence temporaire, soit 4,5 %. Avant le système de points, 59 % des étrangers étaient acceptés.

« Le système de points est un vrai bazar », déplore Astrid Kraag, du Parti Socialiste. « Nous l’avions signalé avant qu’il soit appliqué. Et nous avions raison. C’est vraiment problématique que des personnes qui ont apporté leur contribution à la société danoise se retrouvent rejetées à cause de ces nouvelles règles. »
Le nouveau ministre de l’immigration, Søren Pind, n’est pas surpris de ces chiffres extrêmement bas : « c’est souvent comme cela lorsque de nouvelles régulations sont mises en place ».

Par Marie-Sophie Germain
Source : DR

Danemark : Søren Pind propose d’offrir plus de points aux travailleurs qualifiés

Une semaine seulement après son entrée en fonctions au poste de nouveau ministre de l’immigration, Søren Pind, pourtant décrié, vient d’annoncer un changement dans le système de points pour les étrangers désirant obtenir un permis de séjour dans le cadre du regroupement familial. Il propose que les travailleurs qualifiés – comme par exemple les assistants sociaux, les infirmières ou les ouvriers – puissent obtenir autant de points que les académiques bien diplômés. De plus, la liste des 20 universités reconnues pour les diplômes que doivent avoir les étrangers – telles que Cambridge, Oxford ou Harvard, offrant le maximum de points – vient de passer à 50.
« Il y a eu beaucoup d’incompréhensions par rapport à ce nouveau système de points, commente Søren Pind. Cela n’a jamais été notre intention d’être « snobs ». Les travailleurs qualifiés peuvent également contribuer au développement du pays. »

Par Marie-Sophie Germain
Source : DR

Le Danemark, un état totalitaire qui expulse les conjoints non-européens


Le Danemark, une société ouverte et laxiste ? Détrompez-vous : le gouvernement a mis en place un nouveau système de « points » pour l’obtention du permis de séjour dans le cadre du regroupement familial pour les étrangers non-européens. Les conditions à réunir sont tellement restrictives qu’elles excluent plus de 95% des demandeurs. Même après plusieurs années de vie et de travail au Danemark, les étrangers se voient parfois contraints de quitter le pays, leur conjoint et enfants danois. En plus d’être extrêmes, ces nouvelles régulations sont discriminatoires et vont à l’encontre des Droits de l’Homme et des lois de l’Union Européennes sur le droit à la vie de famille.

Carolina Aviña Ortega (photo ci-dessus), sur le point d’accoucher, vient de se voir refuser le permis de séjour afin d’avoir le droit de rester avec son mari et ses enfants au Danemark. Cette jeune psychologue Mexicaine de 35 ans était venue vivre au pays avec son mari en 2002. Elle s’est bien intégrée à la société danoise, puisqu’elle parle couremment danois, et travaille à temps plein depuis 6 ans. Mais cela ne suffit pas au gouvernement, qui vient de changer les règles du jeu, et qui est en train de déchirer des familles entières, au mépris des Droits de l’Homme.

Lire la suite