Suède : les fruits et légumes provoqueraient des allergies chez les enfants


Beaucoup d’études scientifiques ont démontré que manger des fruits et légumes réduisait le risque d’allergie, car ils sont riches en anti-oxydants, connus pour réduire les risques d’inflammation. Pourtant, une étude menée par Dr. Helen Rosenlund, chercheuse au  Karolinska Institute à Stockholm vient de révéler que la consommation de fruits et de légumes pouvait justement provoquer des allergies chez les enfants.

Des recherches récentes rapportent que les enfants qui consommaient plus de légumes verts que les autres souffraient moins d’asthme et de rhume des foins. Pourtant, l’étude d’Helen Roselund, publiée le mois dernier dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology, montre que certaines protéines contenues dans les fruits et légumes tels que les pommes, les poires et les carottes sont similaires à celles du pollen qui déclenchent les allergies. « Il y a beaucoup de confusion avec tous les résultas de recherche, qui suggèrent faussement qu’une alimentation avec moins de fruits et légumes provoque plus d’allergies », explique Helen Roselund.

La chercheuse et ses collègues ont donc étudié l’associaton entre la consommation de fruits et légumes et les cas d’allergies au sein d’un groupe de d’enfants de 8 ans en Suède. Elle a également examiné les résultats d’une précédente étude menée sur 2 447 enfants depuis leur naissance. Les analyses de sang ont révélé que 7% des enfants étaient asthmatiques, et que ce nombre doublait pour ceux souffrant de rhume des foins (rhinite allergique) et de démangeaisons cutanées.

Chaque enfant a mangé en moyenne une à deux portions de fruits et deux à trois portions de légumes tous les jours. Au début, la consommation de ces végétaux semblait être bénéfique : les enfants qui mangeaient le plus de fruits avaient moins de chance de développer une rhinite allergique que ceux qui mangeaient moins de fruit. Les pommes, les poires et les carottes ont été particulièrement remarquées pour leurs effets. Cependant, la moitié des enfants « cobayes » souffrant de rhinite allergique sont devenus plus sensibles au pollen de bouleau, dont les protéines sont similaires à celles contenues dans les pommes et les carottes. Après avoir comparé les résultats avec les enfants qui n’avaient pas d’allergies alimentaires, les chercheurs n’ont pas trouvé de lien avec la rhinite allergique. Selon les scientifiques, d’autres études dans le monde démontrent que de nombreux éléments inattendus peuvent déclencher des allergies, et qu’il faudrait surveiller de plus près l’alimentation des individus.

Par Marie-Sophie Germain
Source : The Local

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