Le Danemark, un état totalitaire qui expulse les conjoints non-européens


Le Danemark, une société ouverte et laxiste ? Détrompez-vous : le gouvernement a mis en place un nouveau système de « points » pour l’obtention du permis de séjour dans le cadre du regroupement familial pour les étrangers non-européens. Les conditions à réunir sont tellement restrictives qu’elles excluent plus de 95% des demandeurs. Même après plusieurs années de vie et de travail au Danemark, les étrangers se voient parfois contraints de quitter le pays, leur conjoint et enfants danois. En plus d’être extrêmes, ces nouvelles régulations sont discriminatoires et vont à l’encontre des Droits de l’Homme et des lois de l’Union Européennes sur le droit à la vie de famille.

Carolina Aviña Ortega (photo ci-dessus), sur le point d’accoucher, vient de se voir refuser le permis de séjour afin d’avoir le droit de rester avec son mari et ses enfants au Danemark. Cette jeune psychologue Mexicaine de 35 ans était venue vivre au pays avec son mari en 2002. Elle s’est bien intégrée à la société danoise, puisqu’elle parle couremment danois, et travaille à temps plein depuis 6 ans. Mais cela ne suffit pas au gouvernement, qui vient de changer les règles du jeu, et qui est en train de déchirer des familles entières, au mépris des Droits de l’Homme.

L’affaire commence en été 2010 : sous la pression du Parti Populaire Danois et l’influence de la politique de coalition, de nouvelles règles sont votées afin de réduire drastiquement l’immigration. Le but était de fermer les portes aux immigrés « non-Européens« . « Nous avons beaucoup d’immigrés qui se sont mariés avec des cousins dans le village de leurs parents, qui viennent vivre au Danemark sans compétences linguisitiques, éducation ou expérience professionnelle, et cela coûte très cher à la société danoise. Le Danemark devrait accueillir les gens qui contribuent à la société, mais nous ne voulons pas de gens qui ne veulent pas y contribuer », explique Naser Khader, le porte-parole du Parti Conservateur sur les questions d’immigration.

Le gouvernement a donc durci sa politique d’immigration, une des plus restrictive du monde, et mis en place tout un système de points dans le cadre du permis de séjour pour « regroupement familial » (en d’autres termes, le permis de résidence permanente pour les étrangers qui souhaitent vivre ou se marier avec un citoyen danois). Le problème, c’est que ce nouveau système exclut également les personnes les mieux intégrées, parce que très rares sont celles qui peuvent réunir toutes les conditions exigées.

Le tableau ci-dessous détaille le comptage des points en fonction de certains critères. Un étranger de plus de 24 ans a besoin de 60 points. S’il a moins de 24 ans, il lui faut totaliser 160 points.


Malheureusement, comme nous le verrons dans les cas exposés ci-dessous, il ne suffit pas d’obtenir un nombre suffisant de points. Le titulaire d’un doctorat à Yale ne peut pas s’estimer sorti d’affaire parce que son diplôme lui offre le double de points nécessaires. En réalité, c’est à pratiquement tous ces critères à la fois qu’il faut répondre, ainsi qu’à d’autres exigences très restrictives, que voici.

L’étranger qui veut prétendre à un permis de séjour doit obligatoirement :

– Prouver qu’il dispose en permanence de 15 000 euros sur son compte en banque.
– Payer 1 000 euros pour les frais de dossiers et 400 euros pour le test de danois.
– Réussir le test de danois.
– Ne pas avoir de dettes.
– Ne pas avoir recu de prestations sociales (allocations, pensions, etc…) de l’état depuis 3 ans.
– Être un citoyen actif dans des associations locales ou organisations humanitaires depuis 1 an et demi.
– Avoir eu un travail stable au Danemark depuis 3 ans.
– Avoir travaillé en tout 4 ans sans interruption (quelque soit le pays), avoir terminé ses études au Danemark, et parler danois couramment (niveau 3).
– Ne pas avoir été en prison ou impliqué dans des actes terroristes.

Il est évident que la somme de toutes ces conditions excluent la majorité des étrangers. Qui peut se targuer d’être titulaire d’un doctorat à Oxford, tout en ayant le même travail depuis plusieurs anneés, en étant très riche et bénévole dans une association, tout en parlant plusieurs langues couramment, et en ayant une connaissance extrême du Danemark et de son langage au même titre que les Danois ?
Si une personne qui demande un permis de séjour n’obtient pas assez de points, sa demande est rejetée, et elle a 30 jours pour quitter le pays si elle ne parvient pas à obtenir ou renouveler un permis de séjour temporaire. Nous ne parlons pas de demandes de nationalité/citoyenneté danoise, mais bel et bien d’un simple titre de séjour afin d’avoir le droit de rester avec son conjoint, sans même bénéficier de prestations sociales pour le reste de sa vie.

Si l’étranger veut se marier avec un Danois, l’affaire se complique. En plus de l’obligation pour le non-Danois d’obtenir un permis de séjour selon les règles citées ci-dessus, voilà les autres conditions à remplir :

– Les deux futurs conjoints doivent être âgés de plus de 24 ans (une règle établie afin d’éviter les mariages blancs). Il se pourrait que cette limite d’âge s’étende bientôt à 28 ans.
– Les deux partenaires doivent montrer leur attachement commun au Danemark, et pas à un autre pays. Ainsi, l’étranger doit pratiquement renier son pays natal. Des vacances au pays ou une seule visite à la famille peuvent être considérés comme un « signe d’attachement » entraînant l’annulation du permis de séjour et du mariage.
– Le partenaire danois doit bénéficier d’un travail stable depuis 3 ans, et ne doit pas avoir bénéficié d’aides sociales de l’état (allocations, pensions, etc…) depuis 3 ans.

Ils vivent, travaillent ou étudient au Danemark depuis longtemps avec leur conjoint danois et on leur refuse le permis de séjour


Malheureusement, ces règles ne s’appliquent pas seulement aux nouveaux arrivants, mais aussi à ceux qui vivent déjà au Danemark depuis longtemps – avec un titre de séjour temporaire -, qui s’y sont bien intégrés, et qui pour la plupart ont épousé un(e) Danois(e) et ont eu des enfants nés au Danemark.

Carolina : permis de séjour refusé parce qu’elle a fait ce que lui a dit le gouvernement

Revenons-en au cas de Carolina Aviña Ortega. La jeune femme a obtenu un diplôme universitaire en psychologie au Mexique, travaille depuis 6 ans dans un centre pour enfants en difficultés, et est mariée à un citoyen danois. Au vu des nouvelles régulations, on lui fait comprendre que pour obtenir un nombre suffisant de points afin d’obtenir un permis de séjour permanent (son permis de séjour temporaire expirant le 25 janvier 2011), elle doit faire valider l’équivalence de son diplôme mexicain en effectuant un master à l’Université de Copenhague. En février 2010, Carolina s’inscrit donc en psychologie à l’Université. Grave erreur : en novembre 2010, après avoir déposé sa demande de permis de séjour permanent, le service d’immigration la rejette. Le motif ? Carolina ne peut pas prouver qu’elle a travaillé pendant 3 ans avant le dépôt de sa demande, puisque sur cette période de 3 ans, elle a n’a travaillé que 2 ans et demi, ayant été étudiante pendant 6 mois afin de faire valider son diplôme, comme l’avait exigé le service d’immigration…

« Ce sont eux qui ont changé les règles. Nous avions passé un accord il y a 8 ans. Il fallait juste que j’aie vécu ici pendant 7 ans et que je remplisse certaines conditions afin d’obenir un permis de séjour permanent. J’ai rempli toutes ces conditions, et ca n’est pas moi qui ai demandé à passer un master à l’université, c’est eux qui me l’ont demandé afin que je puisse travailler en tant que psychologue ici. Pour eux, tout ce que vous avez déjà fait  pour vous intégrer ne compte, pas, ca n’est jamais assez », commente Carolina. Ainsi, les 6 années de travail à temps complet, le mariage avec un Danois, la maîtrise parfaite de la langue danoise, et les 7 années de probation sans quitter le pays n’ont pas suffi. Si elle parvient à rester au Danemark avec un renouvellement de son permis de séjour temporaire, elle n’aura le droit de postuler au permis de séjour permanent que 3 ans après avoir été engagée pour un emploi stable, soit à partir de 2015, si jamais elle est engagée quelque part immédiatement après la fin de son congé maternité.

Satsuki : elle doit quitter le Danemark parce que son mari a eu une rééducation

On se demande aussi comment il est possible d’être légalement marié avec un Danois sans avoir le droit de vivre avec lui. Dans une lettre adressée au quotidien Jyllands-Posten, Inger et Børge Bagger expliquent comment ils ont « perdu » un membre de leur famille. En novembre 2009, leur fils Martin se marie légalement avec sa compagne japonaise, Satsuki, qu’il connaissait depuis 5 ans. Satsuki a 32 ans, parle couremment danois et anglais et a été enseignante au Danemark et au Japon. Alors qu’une école danoise lui offre un poste d’enseignante, elle postule pour le permis de séjour permanent. De son côté, toutes les conditions sont réunies. Mais contre toute attente, sa demande de permis de séjour est refusée.

Cette fois-ci, c’est du côté de son mari que quelque chose ne va pas : Martin a fait l’objet d’une rééducation à cause d’un accident cérébral en 2002. Or, cela est considéré comme une « aide sociale de la part de l’état », ce qui est contraire aux conditions exigées pour l’obtention du permis de séjour de son épouse, étant donné que les deux conjoints doivent prouver qu’ils peuvent subvenir à leurs besoins sans aide de l’état. Si Martin, alors étudiant, avait accepté l’aide proposée aux étudiants et non pas une rééducation en bonne et due forme, cela ne serait pas arrivé. Mais il n’était pas au courant que cela poserait de tels problèmes et avait suivi les conseils de son assistante sociale. Celle-ci lui avait recommandé de faire une rééducation indépendemment de l’université s’il voulait continuer ses études, car l’aide apportée par l’université aurait entraîné une suspension de ses études… ce qui aurait également été néfaste pour le permis de séjour de son épouse.

Le couple a fait appel, mais sans succès. Le Ministère de l’Immigration a même conseillé à Marti et Satsuki de partir vivre au Japon, puisque visiblement ils avaient « des attaches » là-bas. Un neurologue a pourtant établi un certificat médical attestant qu’en raison de troubles cognitifs dûs à son accident cérébral, Martin ne pourrait pas apprendre le japonais afin de poursuivre ses études dans ce pays.
Satsuki et Martin aiment le Danemark, et aimeraient y vivre le reste de leurs jours afin d’y fonder une famille. Mais le Danemark met Satsuki dehors, et Martin se retrouve dans l’impossibilité de vivre avec elle.

Barialai : permis de séjour refusé parce qu’il n’est pas bénévole dans une association alors qu’il risque sa vie pour le Danemark

Carolina est loin d’être la seule dans cette situation ubuesque. Barialai Hassanzai (photo ci-dessus) a quitté l’Afghanistan avec ses parents pour arriver au Danemark à l’âge de 13 ans. Aujourd’hui, à 22 ans, il risque sa vie sur le front en Afghanistan afin de servir d’interprète à l’Armée Danoise. L’obtention d’un permis de séjour permanent vient de lui être refusée, et voilà ce que lui répond le service de l’immigration : « nous avons accordé de l’importance au fait que vous ne vous êtes pas impliqué dans des associations ou organisations humanitaires cette année ». Quand Hassanzai souligne qu’il met sa vie en danger pour servir le Danemark, Karen Lauritzen, la porte-partole du comité d’intégration du Parti Libéral, rétorque : « si vous avez été envoyé en tant qu’interprète, c’est par l’armée, ca n’est pas vous qui avez choisi de partir volontairement par le biais d’une organisation humanitaire. »

Le président du Syndicat des Soldats au Danemark, Flemming Vinther, affirme que cette décision est ridicule : « cet interprète met sa vie en danger pour aider nos soldats, mais selon les autorités, cela aurait été mieux qu’il reste au Danemark en tant qu’entraîneur de foot bénévole ! Ridicule. Etre envoyé par l’armée cela compte presque le double [de points]. Ces règles sont  beaucoup trop strictes, et c’est un bon exemple de la facon dont elles ont été reserrées jusqu’au point de rupture. » conclut Vinther.

Gigi : 10 ans de travail non reconnus par l’état

Gigi Ana Delfin, une femme de 29 ans originaire des Philippines, bénéficie d’un permis de séjour permanent. Elle travaille en tant que cuisinière et femme de ménage depuis 10 ans. Lorsqu’elle a demandé à ce que son mari obtienne le droit de venir la rejoindre au Danemark, l’état le lui a refusé. Selon le Ministère de l’Intégration, Gigi n’a pas effectué un travail « important pour la société danoise ». Kirsten Ketch, professeur en lois sociales à l’Université de Copenhague, est déconcertée : « avant, il fallait juste avoir un travail. Maintenant, il faut que ce travail encourage l’intégration dans la société danoise. » Apparemment, ca n’est pas le cas quand on fait le ménage ou la cuisine pour des Danois. « Il semblerait que même avant l’application du système de points ils aient commencé à durcir les règles sans le dire. »

« C’est de la discrimination envers certains types de travail et d’environnements professionnels » ajoute Maarten van Engeland, le directeur administratif de l’Hôpital Universitaire qui emploi Gigi. Marianne Jelved, la porte-parole des affaires de l’intégration du Parti Social Libéral, est du même avis : « il est scandaleux que cette décision ait été prise contre elle sur la base que son travail n’encourage pas à s’intégrer. On ne peut pas travailler dans une cuisine sans collègues ! C’est de la pure discrimination. » Gigi ne pourra donc pas vivre avec son mari, malgré 10 ans de travail au Danemark.

Alvaro : son contrat de travail terminé au bout de 10 ans, il doit quitter le pays, sa compagne et ses enfants

Le chercheur en neurosciences Alvaro Cabrera, né au Chili, devra probablement quitter le Danemark le 15 mars 2011, et y laisser sa compagne et ses enfants. Alvaro travaille à l’Université d’Aalborg depuis 10 ans, mais son contrat expire au printemps. Sa demande de permis de séjour permanent a été refusée parce que ses recherches ont été effectuées en anglais et pas en danois. S’il veut obtenir un permis de séjour par le biais d’un nouveau contrat de travail, ce travail doit lui apporter un salaire de plus de 31 300 couronnes par mois, soit 4 200 euros. Alvaro et sa compagne Marianne peuvent prouver à l’état danois qu’ils ont suffisemment de ressources, et Alvaro vient de lancer une nouvelle procédure. « Je n’ai rien à perdre » a-t-il commenté au quotidien Information.

Rappelons qu’il est extrêmement difficile de trouver du travail au Danemark, quand on est un étranger bien diplômé, parce que les plus grandes entreprises danoises et multinationales au Danemark ont obtenu du gouvernement le droit de n’engager que des Danois. Ce qui est paradoxal, étant donné que les nouvelles régulations en matière d’immigration exigent que les étrangers qui souhaitent obtenir un permis de séjour montrent de bons diplômes d’universités internationalement reconnues, et aient un travail très bien payé et valorisant pour la société danoise…

Les diplomates et les universitaires aussi

Même les personnes les mieux lotties sont pénalisées. Ainsi, les partenaires de diplomates danois se voient refuser le permis de séjour parce que le couple ne passe pas assez de temps au Danemark, alors que ses fonctions impliquent justement de nombreux déplacements ou déménagements à l’étranger afin de représenter le pays !

Les étudiants et les chercheurs internationaux sont également mal traités. Selon Vivian Tos Lindgaard, de l’équipe mobile du bureau international de l’Université de Copenhague, ces restriction extrêmes font fuir les talents internationaux. Plus personne n’ose venir étudier au Danemark, et une vingtaine de chercheurs et étudiants ont récemment été expulsés car ils ne remplissaient plus les conditions exigées par les nouvelles règles. De plus, une récente proposition du gouvernement, soutenue par le Parti Populaire Danois vient de passer au Parlement : celle-ci déclare que pour chaque dépôt de dossier pour un titre de séjour, les étudiants devront payer 1 750 couronnes (environ 235 euros) et les chercheurs 3000 couronnes (environ 400 euros). Pour finir, l’état a décrété que les étudiants étrangers ne bénéficieraient plus de subventions.

Un projet de loi bâclé, plus de 95% des demandes rejetées


Nous pouvons voir que les nouvelles régulations sur le permis de séjour « à points » excluent pratiquement tous les demandeurs. Avant l’application de ce système extrêmement discriminatoire, le taux d’acceptation pour les permis de séjour permanents était d’environ 50%. En décembre 2010, sur 71 demandes, seulement une a été acceptée. La porte-parole des affaires de l’intégration du Parti Social Libéral, Marianne Jelved (photo ci-dessus) se dit choquée par ces chiffres : « je pense que cela donne une image de la situation tout à fait déraisonnable. Il est déplorable que la vie de personnes bien intégrées soit traitée de cette manière en fonction de critères politiques, afin d’éliminer un grand nombre de ces personnes », a-t-elle déclaré au quotidien Berlingske Tidende.

Le journal révèle qu’entre le 1er juin 2010 et décembre 2010, seulement 5 personnes ont obtenu leur permis de séjour permanent. Leif Randers, du Conseil Danois des Immigrés avait estimé en novembre dernier que 95% des demandes seraient rejetées.

Naser Khader, également supris par ces chiffres, explique que l’intention n’était pas de « punir » les étrangers : « le but était de récompenser ceux qui font des efforts sur le marché du travail et en matière d’intégration. J’espère que plus de personnes obtiendront un permis de séjour permanent ».

Cependant, si Naser Khader confirme que personne ne fera un pas en avant pour changer les règles, Marianne Jelved quant à elle a officiellement proposé début février 2011 d’abolir de nouveau système de points : « ce projet est passé trop vite au Parlement l’année dernière, après une période d’étude trop courte. Il est maintenant clair que ces règles n’ont pas été correctement pensées » a-t-elle déclaré au quotidien Politiken. Ørum Jørgensen, le seul représentant des Chrétiens Démocrates au Parlement ajoute : « nous ne pensons pas que les gens puissent être jugés selon leur utilité ».

Une violation des Droits de l’Homme


Des organisations européennes et internationales ont souligné le fait que certaines de ces lois et régulations constituent une violation des Droits de l’Homme. Le Professeur Margot Horspool, une spécialiste en droit européen au British Institute of International and Comparative Law explique que cette restriction à propos du mariage des étrangers est « pratiquement une violation de la loi européenne car il s’agit de discrimination à propos de l’origine ethnique, du niveau culturel et éducatif et aussi de l’âge. Elle pense également que ces règles sont une violation aux lois juridiques de l’Union Européenne sur le droit à la vie de famille.

Aux Nations Unies, le Comité pour l’Élimination de la Discrimination Raciale déplore le fait que ce système soit extrêmement discriminatoire. Tout comme l’Institut Danois pour les Droits de l’Homme. « Aux Nations Unies, ils peuvent voir que c’est un système cruel et rigide, qui mène inévitablement à de terribles injustices », commente le directeur de l’Institut, Jonas Christoffersen. Malheureusement, il explique que le Danemark n’est pas tenu légalement de suivre les recommandations des Nations Unies.

Le 8 décembre dernier, 6 000 personnes sont venues protester au pied du Parlement à Copenhague. L’appel a été lancé auprès de 16 000 intéressés via Facebook par le groupe Ægteskab uden Grænser (Mariage Sans Frontières), et d’autres manifestations similaires ont eu lieu à Aarhus et à Odense. Des représentants de Danes Worldwide ainsi que du Syndicat des Employés du Service Public étaient là également. « Cette manifestation concerne l’humanisme et la charité. Le nouveau système de points va à l’encontre de valeurs très humaines. Il est tellement horrible de catégoriser les gens selon leurs compétences », explique au quotidien Avisen Kira Skov, une chanteuse présente pour l’événement.

Des services qui ne rendent pas service


Naser Khader a déclaré que les personnes qui vivent déjà au Danemark avec un permis temporaire et qui demandent le permis de séjour permanent ne risquent pas d’être expulsées. Selon lui, elles pourront toujours demander un renouvellement de leur titre de séjour temporaire si elles continuent de remplir certaines conditions. En réalité, c’est bien plus compliqué que cela, puisque tout le monde doit répondre aux nouvelles conditions, que beaucoup de cas sont jugés « à la tête du client », et que les services d’immigration et administrations font preuve de bien mauvaise volonté lorsqu’il s’agit d’indiquer la marche à suivre depuis les changements. Ainsi, de nombreux étrangers dont le permis de séjour temporaire est sur le point d’expirer vivent dans le doute la terreur car ils ne savent pas ce qui va se passer et personne ne semble vouloir les aider à y voir plus clair, malgré leurs multiples demandes répétées à divers services. De plus, vivre dans l’angoisse permanente du renouvellement indéfini du permis de séjour est très néfaste à l’épanouissement des familles. Beaucoup de couples hésitent à faire des enfants de peur que l’un des deux parents ne puisse pas obtenir le renouvellement de son titre de séjour tous les 5 ans.

Les citoyens européens seraient mieux protégés que les non-Européens en matière d’expulsion, mais là aussi, depuis l’application des nouvelles régulations, il est très difficile d’en savoir plus. Sur le papier, il est dit qu’un citoyen européen qui est resté 5 ans au Danemark avec un permis de séjour temporaire (sans avoir jamais quitté le pays ni demandé de prestation sociale, et en présentant une garantie financière de 15 000 euros) peut prétendre à un titre de séjour permantent. En pratique, aucune information n’est donnée nulle part sur les démarches à effectuer. Et après de nombreuses prises de contacts aux différents services administratifs, ceux-ci se renvoient tous la balle.
Par ailleurs, en novembre dernier, le gouvernement danois s’est même octroyé le droit d’expulser les citoyens d’autres pays nordiques qui recevaient des aides sociales, alors que les citoyens norvégiens, suédois, finlandais et islandais sont normalement protégés par la Convention Nordique. Cela n’est guère rassurant.

Les Danois n’ont pas le droit de tomber amoureux de qui ils veulent


En plus des refus de permis de séjour permanents, des non-renouvellements de titres de séjour temporaires et des expulsions, l’autre problème majeur posé par ces nouvelles régulations, c’est que les partenaires et les enfants danois qui souhaitent poursuivre leur vie de famille avec les personnes expulsées sont contraints de quitter le Danemark. Martin ne pourra pas rejoindre Satsuki au Japon. Comment ferait Thomas pour émigrer au Mexique avec Carolina et leur bébé ? Cela serait à lui cette fois-ci de tout quitter, et d’avoir affaire aux affres des démarches juridiques et administratives pour obtenir un permis de séjour, et à ses enfants de grandir loin du pays natal qui les a forcé à partir pour avoir le droit de rester avec leur mère. Les Danois eux-mêmes se retrouvent pénalisés par un système totalitaire, par un pays qui préfère les voir partir plutôt que de les aider à vivre paisiblement avec leur conjoint qui a fait tant d’efforts pour s’intégrer.

Comme le souligne un article paru dans Politiken et repris par Courrier International, « l’ingérence de l’Etat dans la vie privée des citoyens est contraire aux traditions nordiques de liberté et bafoue le droit de l’individu à tomber amoureux de qui il veut. L’idée même que l’Etat décide du type de conjoint avec lequel on peut vivre dans ce pays relève du totalitarisme. » L’état ne doit pas se mêler des choix amoureux des personnes majeures. Ce nouveau durcissement constitue une attaque envers la société danoise qui se dit être ouverte, ainsi que ses principes de liberté individuelle. Personne ne devrait légalement avoir le droit d’interdire à un Danois de vivre avec un étranger, et personne ne devrait avoir le droit de punir un étranger qui est tombé amoureux d’un Danois. Au pays de la petite sirène, les histoires d’amour sont loin du conte de fée.

Par Marie-Sophie Germain – Article protégé par un Copyright, reproduction interdite.
Photos : Sofie Amalie Klougart, Bo Armstrup

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34 réflexions sur “Le Danemark, un état totalitaire qui expulse les conjoints non-européens

  1. Il me semblait que le droit européen accordait aux personnes ayant la nationalité d’un des pays membres une totale liberté de circulation, et donc la possibilité de s’installer dans n’importe quel pays membre sans visa, permis ou autre…
    Je prends l’exemple de ma mère, qui est luxembourgeoise, et qui n’a plus besoin de demander de carte de séjour pour vivre en France.
    Serait-ce différent au Danemark ?
    Bien sûr, ça ne concerne que les citoyens européens, et la situation reste quand même aberrante pour toutes ces personnes se voyant refuser leur permis de séjour malgré leur parfaite intégration.

    • Bonjour,

      Oui, cela est différent au Danemark. Je suis Francaise, et pour avoir le droit de vivre au Danemark avec mon mari, j’ai du payer une caution de 8 000 euros et montrer patte blanche pour avoir un permis de séjour temporaire, valable 5 ans. Mais celui-ci expire en juillet, et je ne sais pas trop ce qui va se passer… Sur le papier, ils disent que si je réponds aux mêmes conditions initiales, il peut être renouvelé. Mais depuis ces nouvelles lois, on ne sait pas trop…

      • cando dit :

        bonsoir Marie-sophie Germain. 29.04.2011

        s.v.p., une question en deux points :

        a-quels motifs ont durci les lois aux Danemark ?

        b-que deviennent les immigrés ( de l’U.E. ou de pays extra-européens ) devenus citioyens danois ? i.e sont-ils AUSSI soumis aux nouvelles règles ?
        Merci / cordlment / CANDO

      • Les lois ont été durcies pour freiner l’immigration sub-saharienne qui coûte très cher à l’état.

        Pour les immigrés de l’UE, justement, c’est la question que tout le monde se pose : que deviennent-ils ? Normalement, ils sont protégés par des conventions spéciales, mais c’est le bazar et personne ne donne plus de détails. C’est encore pire depuis que nous avons un nouveau ministre de l’Immigration qui veut continuer à durcir encore plus les règles pour tout le monde (étrangers de l’UE y compris), surtout depuis qu’il a traité le commissionnaire européen « d’idiot »…
        Par contre si les immigrés de l’UE sont déjà citoyens danois (à ne pas confondre avec juste « titulaires du permis de séjour »), il n’y a pas de souci pour eux.

        Je suis moi-même une immigrée de l’UE et mon permis de séjour temporaire expire dans 3 mois… et je ne sais pas du tout ce qui va se passer et si j’aurai le droit de rester vivre ici avec mon mari…

      • truc dit :

        bonjour, mon mari a la double nationalité danoise et française, il vient de partir au danemark pour trouver un emploi qu’il a trouvé d’ailleur ainsi qu’un appartement et il veut me faire venir, mais nous n’avons pas du tout d’argent… C’est donc mission impossible?

      • Bonjour,

        D’après ce que j’ai entendu, il est impossible d’être danois et d’avoir la double nationalité (on est danois ou autre chose mais pas les deux à la fois). Je pense que vous parlez sans doute d’un permis de séjour et non pas de nationalité ?

        Si vous n’avez pas d’argent, il vous faut alors trouver un travail au Danemark très rapidement (et parler danois). Il faut aussi que votre mari n’ait pas bénéficié d’aide sociale au Danemark depuis au moins 3 ans.

      • truc dit :

        la mere de mon mari est danoise et son pere est français, mon mari est né en france. Quand il a eu 18 ans les autorité danoise on fait une enquete sur lui pour lui accordé ou non la nationnalité et il l’a. Je ne parle pas danois, mon mari n’a jamais demandé d’aide il n’en reçoit aucune il y est depuis janvier

  2. Estermann dit :

    à Darboria,
    C’est une erreur très répandue, mais le droit européen n’a jamais accordé aux personnes ayant la nationalité d’un des pays membres une totale liberté de circulation. Il lui accorde le droit de travailler dans l’un des pays membres, c’est loin d’être la même chose.

    En France ce n’est pareil qu’au Danemark, et pourtant… Un ami étranger mais citoyen de l’Union Européenne, vivant en France depuis 19 ans, a eu un passage difficile économiquement, et il a fait une demande d’aide (RSA) à l’état Français – qui en réponse a questionné son droit de résider, puisque en France aussi, chaque étranger, même membre de l’Union, est censé couvrir lui même à ses besoins pour avoir le droit de résider.
    Les aides au logement, le RSA etc valent aussi pour les étrangers issus de l’Union, mais ils sont donc censés ne pas en avoir besoin. Si c’est le cas, par exemple si vous perdez votre travail, même après 20 ans, vous pouvez en principe être mis dehors. C’est toute la contradiction!

    • cando dit :

      bonsoir Estermann, 29.04.2011

      – j’ai quelque difficulté à comprendre.
      – je vois partout des infos sur l’immigration et il se dit couramment que la France reçoit des immigrés SANS ressources. Meme, il semblerait que des immigrés puissent percevoir une aide/pension sans avoir jamais cotisé, au titre d’une sorte de « retraite » ? Est-ce possible et/réel ?
      – Vous dites que le droit à résider n’est pas superposable à une activité rémunérée ? Que ces droits peuvent s’exclure l’un l’autre ? Est-ce bien cela ?
      Donc, comment se fait-il que des immigrés puissent avoir un travail, puis, perdant leur travail, puisssent bénéficier de l’allocation chômage, d’aides sociales diverses et pouvoir rester en France ?
      – En fait, les politiques ( par des circulaires administratives, par exemple ) peuvent modifier/incurver la loi de l’Union E., en France, et accepter que des immigrés au chômage RESTENT ou bien REPARTENT « au pays » ?
      Sorry, j’ai du mal à m’y retrouver.
      merci. cordlment/ CANDO

      • En effet, en France les étrangers sont accueillis même s’ils n’ont pas de ressources, et ils ont immédiatement droit à des allocations.

        Au Danemark, si on veut obtenir un permis de séjour (obligatoire pour rester au pays plus de quelques mois) il faut prouver qu’on a eu aucune aide financière de l’état, et donc qu’on peut soit se prendre en charge tout seul (compte en banque bien garni pendant des années non-stop), soit qu’on a un travail. Si on a un travail et qu’on le perd, si on accepte une aide financière, on perd aussi son permis de séjour…
        On en apprend un peu plus ici : http://europeupstairs.com/2011/04/28/danemark-la-campagne-de-soutien-a-gus-murray-la-sauve-de-lexpulsion/

        Les politiques d’immigration de la France et du Danemark sont donc compètement opposées.

  3. Segaud dit :

    Bonjour Marie-Sophie Germain,

    Je tiens à vous féliciter pour votre site. Je dois aussi renouveler mon permis de séjour d’ici peu. Passer du permis temporaire au permis permanent. Au début de notre arrivée au Danemark, mon épouse (danoise) et moi (français) avions dû faire face à un mur quant à mon enregistrement. Une plainte fut déposée auprès de la commission. Notre affaire fut réglée en 3 semaines. Je n’ai pas eu à déposer une caution. Et je n’ai pas l’intention d’en déposer une pour mon permis permanent. Les directives sont claires à ce sujet. Cela constitue une entrave à la libre circulation. Nous avons des droits européens inexpugnables. Le Danemark est tenu de respecter les directives européennes. Il suffit de lui rappeler par une plainte auprès de la commission européenne.
    Cordialement

  4. Jazman dit :

    quelle idée d’aller immigré dans un pays qui n’a aucune politique d’immigration, il faut se renseigner récolter des infos avant de faire n’importe quoi et de flanquer toute une vie par terre.

  5. adms dit :

    Jeg tror, ​​at denne beslutning er intet andet end racisme
    je pense que c’est décision c’est plus, rien que du racisme

  6. Charles Martel dit :

    Les danois ont raison, ils ne connaîtront ainsi pas la lente décadence de pays tels que la France, la Belgique, le Royaume-uni ou les étrangers font la loi et ou les nationaux sont écrasés d’impôts pour nourri et soigner les parasites.

    J’encourage tous les peuples d’Europe à prendre exemple sur le Danemark et affirmer leur primauté sur leurs terres.

    Quand aux autres ils n’auront pas d’autres choix que de s’adapter ou partir.

    Voyez les faits tels qu’ils sont: Vous venez chez nous pour trouver une vie meilleure que votre pays d’origine est incapable de vous donner et vous refusez d’obéir à nos lois et de respecter nos identités, cela ne peut pas durer longtemps ainsi.

    Dans un pays, seul le peuple d’origine est souverain, si vous allez contre cette règle naturelle vous risquez gros, ne vous imaginez pas que vous continuerez longtemps à imposer vos vue sur notre façon de vivre dans nos pays car la crise aidant vous risquez de le regretter…

  7. Beth dit :

    bonsoir,
    Je suis une fille marocaine ingénieur en informatique âgée de 24 ans et 2 mois. je suis amoureuse d’un homme qui est né, habite et étudie au Danemark , marocain et âgé de 25 ans et demi.il prépare son doctorat et il dit que c’est un travail. et on veut se marier. mais après avoir lu cet article. je ne sais plus si le regroupement familiale serait accepté. alors quels sont les bon critères pour être accepté au Danemark comme épouse d’un danois. dans l’attente de votre réponse. Merci

  8. Bonjour, j’ai tombé sur ton blog d’après un link dans un commentaire sur Facebook (justement venant à propos de l’extrême droite Danoise). Je suis chercheur étranger dans une université danoise et travaille depuis 2011. Mes deux enfants sont nées au Danemark. Le Danemark NE done pas la nationalité aux enfants des deux parents étrangers. ON a du galérer sept mois pour que notre premier bébé puisse avoir un passeport de son pays (latino-américain qui n’a pas d’ambassade au Danemark). Pourtant je suis tout à fait familier envers ce sujet. J’ose dire que si je n’avais pas contrat avec mon université je n’aurais jamais resté vivre dans ce pays à cause de tout ce que vous écrivez. J’ai renouvelé trois fois mon permis de résidence. Deux fois lorsque j’étais étudiant et puis une fois avec mon contrat de chercheur (trois ans).

    Mon université est en réduction budgétaire, et c’est pas sûr que je décrocherais un nouveau contrat lorsque l’actuel expire (d’ici un an et demi). Je viens de passer le test de langue danoise, j’aurais surement un titre de PhD par l’Université danoise, et puis un emploi fixe les trois derniers ans. Enfin, pas mal des points gagnés. Mais, les régles ont aussi changé depuis 2011. Maintenant il faut avoir vécu 5 ans et pas 3 pour faire une demande de titre de séjour permanent.

    Le Danemark est un pays tranquille avec des gens bien élevés. Pourtant j’ose dire que c’est aussi une société très soucieuse des ses gains; elle partage et est solidaire mais toute encadré dans des régles strictes pour que les « gains » ne s’écoulent. On peut toute a fait comprendre cela. Mais j’ose dire que d’ici quelques années, ce système va écouler s’ils continuent d’endiguer le flux migratoire. Avec la globalisation, l’économie danoise est de plus en plus liée au reste du monde, et ils devront flexibiliser leurs règles migratoires pour pouvoir rester attirantes envers des chercheurs et autres migrants.

    Med venlig hilsen,

    Beto

    PS. — Pour quoi il n’y pas des articles récents depuis 2011, est-ce que vous avez un nouveau blog?

  9. Dragizevic dit :

    Ils ont du regarder ce qu’il se passe en france, belgique, pays-bas ect… Et se dire qu’ils n’avaient pas envie d’un pays en voie de ghettoisation, qu’ils n’avaient pas envie de voir leur taux de criminalite exploser … Je m’arrete la car j’entend deja les bobos gauche caviar (vivant bien entre eux dans des quartiers tranquille) « oh quelle horreur le vilain facho qui nous fait penser aux heures sombres de notre histoire ! »

  10. Oui cela m’etonne pas pour le Dannemark je l’ai moi meme vecu en passant pour aller en Suede ils sont racistes et font beaucoup de discrimination envers les etrangers.cela doit changer.

  11. LUBIKA MWABILU dit :

    Bonjour Marie-Sophie Germain permalink et merci pour votre site qui est très utile pour tous les non-danois et qui ont des liens famillaux avec des danois.
    Une femme mariée à un Danois, ayant une carte de résident permanant avant les nouvelles lois,ayant vécu plus de dix ans avec son mari, ayant deux enfants tous nés au Danemark, ayant un travail dans le médico-social (assistante sociale et aide soignante); un jour, en accord avec son mari qui lui signe une autorisation maritale, elle décide d’aller passer des vacances aux USA avec ses deux enfants danois qui sont encore mineurs. A l’arrivée aux USA, sa grosse pose problème vu qu’elle était déjà enceinte en partant du Danemark aux USA avec un visa pris l’Ambassade des USA au Danemark.Sur place aux USA, suite à un malaise, elle consulte un médecin qui diagnostic une grosse à risque et demande à la femme de suivre des soins appropriés jusqu’à l’accouchement. La femme en accord avec son mari, décide de rester aux USA jusqu’à l’accouchement et elle inscrit ses deux enfants à l’école. A l’accouchement, comme l’avait prévu le médecin, il y a des complications qui ont risqué d’emporter la mère et le bébé. Après un accouchement difficile et compliqué, il est constaté que l’enfant n’est pas normal. La maman conscient que son bébé est américain par sa naissance décide de rester pour obtenir tous les droits de son enfant américain avant d’envisager son retour au Danemark. En attendant une carte de résident, elle obtient un permis de travailler qu’elle renouvelle régulièrement. Elle travaille et ses enfants étudient régulièrement et s’intègrent entièrement dans la société américaine. Madame continue à travailler officiellement en attendant une résidence permanante avant d’envisager un retour avec tous ses enfants au Danemark. Dans cette situation, son mari fait un accident célébral et se trouve hospitalisé. La dame n’est pas Danoise mais elle a toujours sa carte de résidence permanante au Danemark, ses enfants danois ont même renouvellés leurs passeports danois expirés aux USA, la dame a renouvellé aussi le passeport de son pays d’origine aux USA et elle a demandé un passeport américain pour son enfant né aux USA afin de retourner au Danemark. Question ? Peut-elle rentrer avec tous ses enfants sans aucun problème compte tenu de nouvelles lois, est-elle concernée par les nouvelles lois ou pas ? C’est inquiétant !

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