Suède : 24% des immigrés ne se sentent pas en sécurité


D’après les résultats de l’étude annuelle du Brå (Brottsförebyggande rådet), le Conseil suédois pour la Prévention du Crime, 24% des immigrés se sentent pas en sécurité, contre 13% pour les Suédois « de souche ». En effet, selon le Brå, de plus en plus de crimes sont commis contre les immigrés en tant que groupe. L’étude a aussi démontré que 53% des immigrés ne font pas confiance au système judiciaire suédois (61% pour les autochtones).

« Les gens qui viennent d’un autre pays se sentent souvent moins en sécurité. Des recherches précédentes sur ce sujet ont montré que ces différences persistent, même si l’on tient compte de facteurs importants tels que le genre, l’âge, les revenus, la localisation, ou si quelqu’un a été victime de crime ou non », commente Åsa Irlander, enquêteur au Brå. L’étude démontre que 16% des personnes nées à l’étranger ont été victimes de crime, alors que ce chiffre est de 11% pour les Suédois. Cependant, selon l’enquêtrice du Brå Anna Frenzel, cela s’améliore. « Le nombre de personnes qui se sentent en sécurité quand elles sortent le soir a augmenté, tout comme le nombre de gens qui font confiance à la police et à la justice. »

Les personnes qui craignent le plus pour leur sécurité sont les résidents de la région de Skåne, qui sont 19% à avoir peur. A l’inverse ce sont ceux de Jämtland, au nord-ouest de la Suède qui ont le moins peur (9%).
Frenzel avoue être suprise de la différence entre la réalité du crime en Suède et la facon dont c’est présenté dans les médias : « Il n’y a pas autant de victimes que les médias essaient de le faire croire. Les médias donnent l’impression que la criminalité augmente, mais nos études montrent que le nombre de victimes reste stable. »

Dans les banlieues de Stockholm peuplées d’une grande concentration d’immigrés, telles que Alby, Fittja, ou Hallunda, la police s’est engagée à faire des efforts afin de réduire la criminalité et d’améliorer la sécurité des citoyens. « Nous essayons de faire en sorte que les gens se sentent mieux, mais il est difficile pour ceux qui sont nés à l’étranger de s’engager dans nos actions, comme par exemple des surveillances de quartier », explique l’inspecteur de police Mats Backström. « Ils préfèrent s’occuper d’eux-mêmes. Ils ont construit leur propre petite société fermée avec leur famille et leurs amis. » Selon Backström, en se repliant sur eux-mêmes, les immigrés se rendent plus vulnérables, ce qui pourrait expliquer pourquoi ils ne se sentent pas en sécurité.

Par Marie-Sophie Germain
Source : The Local

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