Finlande : les infirmières s’entraînent à faire des ordonnances

Il y a quelques jours, une vingtaine d’infirmières de l’unité d’Oulainen, à l’Université des Sciences Appliquées d’Oulu, a commencé un stage d’entraînement afin d’être capables de faire des ordonnances.
Aino Varrio, une infirmière de l’hôpital Lapponia a Kemijärvi explique : « en tant qu’infirmière, j’ai vu des patients depuis 7 ans. Après ce stage, je ne serai pas obligée d’avoir la signature d’un médecin pour chaque ordonnance différente, ce qui veut dire que les patients bénéficieront d’un service plus rapide. Cela fait longtemps que j’attends cela. »

Ce stage d’une durée de 18 mois a été autorisé par une nouvelle loi prononcée l’année dernière. En plus de l’unité d’Oulainen, les universités des sciences appliquées de Jyväskylä et Joensuu vont lancer le même programme à partir de février. Dans le futur, on prévoit qu’une centaine d’infirmière seront formées. La plupart des participantes viennent de municipalités qui souffrent d’un cruel manque de médecins. C’est le cas de près de la moitié des infirmières à Oulainen.

Permettre aux infirmières de rédiger certaines ordonnances améliorerait l’efficacité des cliniques. Les infirmières espèrent que les patients accueilleront cette nouvelle initiative avec enthousiasme.
« Les patients sont au courant de cette nouvelle loi et m’ont déjà demandé si je pouvais renouveler leurs ordonnances. Les gens attendent réellement que nous ayions le droit de le faire », commente l’infirmière Outi Korhonen de l’hôpital Lapponia à Kemijärvi.

Les patients typiques que Varrio et Korhonen voient régulièrement sont des malades de la grippe qui ont besoin d’antibiotiques. « Nous devons garder à l’esprit que les droits des infirmières à faire des ordonnances seront limités. Par exemple, les médicaments pour les infections des oreilles peuvent seulement être prescrits par les médecins, tout comme les médicaments pour les enfants de moins de 12 ans », ajoute Aini Ojala, l’infirmière en chef à Oulainen. Environ 17% des médicaments sont inclus dans ces limitations.

Aucune des participantes au stage n’a eu de promesse de hausse de salaire après cette formation spéciale. Elles espèrent pourtant un petit supplément. « En pratique, le travail restera le même, mais il y aura plus de responsabilités. Cela doit se voir dans la fiche de paie », commente Eija Htakainen, de l’hôpital central d’Ostrobothnia à Kokkkola.
Pendant la formaton, les infirmières prendront part à certains cours avec les étudiants en médecine. Mais la plupart de leurs autres prendront place sur leur lieu de travail, sous la supervision de médecins.

Par Marie-Sophie Germain
Source : Helsingin Sanomat
Photo : les infirmières Eija Hotakainen, Aino Varrio et Outi Korhonen

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